Corridors pour l’Anneau de Croissance en Afrique de l’Ouest (CACAO)

Togo

Le terminal de conteneurs du port de Lomé a attiré un grand volume des marchandises du transit vers les pays enclavés et ce, rapidement dès sa mise en service en novembre 2014. En dehors de l’aménagement du port de Lomé, le Togo poursuit l’aménagement des routes nord-sud du corridor Lomé-Ouagadougou et développe les industries logistiques s’appuyant sur le transport routier.

Or, les pays du Golfe de Guinée (la Côte d’Ivoire, le Ghana, etc.) élargissent considérablement leurs ports (les ports d’Abidjan et de Tema) afin de faire concurrence au terminal de conteneurs de Lomé. Si le volume des marchandises manutentionnées continue à augmenter, le port de Lomé, principal atout du corridor Lomé-Ouagadougou, risque de voir sa compétitivité (ses fonctions et ses attractivités) en baisse à cause de l’engorgement dans ses environs. La solution de ce problème est indispensable.

Malgré les potentialités agricoles dans les zones intérieures, le Togo ne met pas en valeur, de manière satisfaisante dans sa promotion industrielle, ses deux infrastructures bien aménagées : le port de Lomé et la route nord-sud (à deux voies ; une rocade est déjà mise en place dans la zone montagneuse du nord) du corridor Lomé-Ouagadougou. Il est à noter que le potentiel agricole n’y est pas mis à profit.

Par ailleurs, le Grand Lomé est le plus proche de Lagos parmi les autres zones d’agglomérations du corridor Abidjan-Lagos, et il dispose d’un port compétitif. De ce fait, le Togo pourra aller au-delà du développement centré sur le secteur des services tels que la logistique, et réaliser un système de répartition des secteurs d’industrie manufacturière sur le corridor Abidjan-Lagos. Par conséquent, le Grand Lomé présentera un potentiel plus important pour l’industrie manufacturière.